Comme le combat contre le bouleversement climatique concerne tout le monde, la Confédération Construction a demandé à ce que les particuliers puissent accéder plus facilement à des aides financières pour la rénovation énergétique. Elle demande également à ce que les potentiels emprunteurs belges puissent profiter de l’intervention d’un investisseur extérieur. Pour l’atteinte de ces objectifs, la même confédération a mis en avant plusieurs mesures dont la mise en œuvre requière la participation des autorités politiques.

Faire du secteur de la construction immobilière belge un allié

La BNB espère assister cette année à une croissance égale à celle de l’année dernière, c’est-à-dire +1,4%. Concernant la construction immobilière, les pronostics témoignent de l’optimisme des observateurs et entrepreneurs. Ces derniers misent, en effet, sur une amélioration de 2,5% (l’an dernier la croissance a été évaluée à +3,3%). La Confédération Construction espère que le volume de construction d’habitation augmente de 1,5 % et table sur une progression de 2,5% du nombre de construction non résidentielle. Par ailleurs, on observe une croissance de +5% niveau génie civil.
Malgré ces chiffres réjouissants, selon les explications de la Commission européenne, la Belgique doit encore fournir de grands efforts si elle désire atteindre ses objectifs climatiques de 2030. Le bâtiment est à l’origine de 40% des émissions de CO2. En effet la majorité des logements belges ont été construits avant l’année 1985, c’est-à-dire avant que les normes énergétiques soient définies. Robert de Mûelenaere, administrateur délégué de la Confédération affirme cependant que la construction peut servir grandement dans la lutte contre le réchauffement climatique.

Baisse du taux de TVA et promotion de la rénovation énergétique

La TVA appliquée sur la démolition-reconstruction est aujourd’hui de 21% sauf dans 32 centres urbains où elle est de 6%. La Confédération Construction exige que ce taux de TVA de 6% soit généralisé, de sorte que l’ensemble de la Belgique puisse en profiter. Il y a néanmoins un bémol, cette généralisation coûtera 100 millions d’euros selon la Cour des comptes.
D’autre part, la rénovation énergétique doit être considérée comme un placement financier ayant des retombées immédiates. Des conséquences positives aussi bien pour les finances des foyers que pour le climat.

L’accessibilité des financements

Comme déjà évoqué au début, suivant la Confédération Construction, les procédures d’accès au crédit rénovation devraient être simplifiées et la participation de tiers investisseurs devraient être encouragée. Ainsi, les acheteurs disposeront d’une capacité d’emprunt plus confortable. Concrètement, cette mesure consistera en ces quelques points :

  • La mise en place de taux d’intérêt dits « verts »
  • La prise en considération de la valeur de la maison après travaux de rénovation ou l’abolition du « loan to income » en faveur du « loan+energe to income ». Ce qui signifie que la capacité de remboursement de l’emprunteur est évaluée suivant l’impact de sa facture énergétique.

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